DAVID FL’Y fait partie de ces créateurs qui transforment la musique en images.
Chez lui, chaque note raconte une histoire, chaque accord esquisse une scène. Son parcours atypique, entre autodidactisme et passion pour la musique à l’image, l’a conduit à développer un style cinématique unique, où la recherche d’émotion est au cœur de la création.

Ce qui frappe chez DAVID FL’Y, c’est cette capacité à mêler rigueur et sensibilité : des compositions immersives, pensées comme des scénarios, mais toujours portées par une recherche d’émotion pure. Influencé par le cinéma, les séries et des compositeurs mythiques, il crée des morceaux qui invitent à voyager — parfois dans des univers sombres et mystérieux, parfois dans des paysages lumineux et apaisants.

Aujourd’hui, il nous ouvre les portes de son univers créatif et dévoile quelques-uns de ses secrets de composition : son workflow, ses techniques, son DAW et les plugins qu’il utilise pour donner vie à ses morceaux.

Place donc, à l’interview « technique » !

Je suis autodidacte. 

J’ai commencé à jouer de la guitare à l’adolescence en essayant de reproduire à l’oreille des morceaux de groupes comme U2, Noir Désir ou encore Midnight Oil.
Vers la trentaine, j’ai composé mes premiers morceaux pour la bande-son d’un court-métrage.
Il a fallu me mettre à la MAO à une époque où il n’y avait pas encore de tutoriels en ligne.

Certains des titres composés dans ce contexte sont ensuite apparus sur deux albums d’un collectif musical que j’ai alors intégré (Soki2u) .

Avec l’arrivée des cours en ligne sur YouTube, je me suis mis à apprendre le mixage, puis, plus récemment la théorie musicale (les bases, puis l’harmonisation).

Déjà présent depuis pas mal de temps sur Soundcloud, j’ai commencé à distribuer mes titres sur les plateformes de Streaming (Spotify, Apple Music, …) en 2024.

🎹 Comment démarres-tu généralement la composition d’un morceau ?  🎹

Jusqu’à présent, je suis toujours parti d’un cadre imposé. Il y a eu des courts-métrages, des défis (comme ceux de LZMP) et des concours de musique à l’image (comme le Berlin International Film Scoring Competition).

Le plus dur est de trouver la première idée. 

Si le cadre est visuel (image, film) ou s’il s’agit de suivre un scénario écrit, je vais chercher un son, un instrument qui me procure une émotion en lien avec ce visuel ou de ce scénario. Du son va naître une mélodie ou une suite d’accords. 

Si le cadre est plus « technique », par exemple sur un défi où on impose une progression d’accords, c’est plus difficile à expliquer. Plusieurs idées peuvent apparaître (soit en posant une suite d’accord, soit en tombant sur un son, soit en trouvant une mélodie). La difficulté est ensuite de n’en garder qu’une, celle qui provoque le plus d’émotion.

Parfois, lorsque je suis en manque d’inspiration, j’utilise des Apple Loops. Ca me permet de poser des idées, d’effectuer un « brouillon » d’où peut émerger quelque chose d’intéressant. Ensuite je transforme et je fais évoluer en midi avec des vst.

Une fois l’idée trouvée, il me suffit souvent d’en tirer le fil pour qu’elle se développe toute seule. La plupart du temps, ça me prend plusieurs jours. Je n’arrive pas à composer un morceau d’une traite. 

💻 Quel DAW et quels plugins utilises-tu le plus dans tes créations ? 💻

Mon DAW est Logic Pro X.

Les VSTs que j’utilise le plus :
Alchemy (synthé intégré à Logic), 
– la collection de synthés Vintage Vault d’UVI
– les VST de Spitfire (Labs pour leur côté cinématique, ou BBCSO si besoin d’un orchestre).
– J’utilise pas mal les Apple Loops pour les drums.

Au niveau des effets, j’ai très peu investi jusqu’ici et j’utilise beaucoup :
ChromaGlow (saturation intégrée à Logic)
– Les EQ de Logic
– Les compresseurs de Logic

🎧 Quelle est ta méthode pour garder un mix cohérent et fidèle à ton univers musical ? 🎧

Pour avoir un mix cohérent, j’essaie toujours :
– de réfléchir à la structure. Cela permet de donner un cadre,
– de passer du temps sur le choix des sons, sur leur cohérence,
– de ne mettre qu’une idée dans un morceau, éventuellement deux, mais pas plus.

Au niveau du mix, il y a certaines techniques :
– effet glue (compression)
– utiliser une même reverb pour placer les éléments dans l’espace.

Ensuite, laisser reposer les oreilles (et le cerveau) quelques heures pour avoir un certain recul mais idéalement plusieurs jours. Faire écouter le morceau à des amis musiciens pour avoir leur retour sur la cohérence, la structure le choix des sons.

Trouver un titre et un visuel peut aussi aider à rendre cohérent le morceau.

Fidèle à mon univers musical :
Je ne sais pas encore si j’ai vraiment trouvé mon univers musical.
Disons qu’il m’arrive, en réécoutant un morceau après quelques temps, de me rendre compte qu’il ne me « parle pas plus que ça », soit en terme d’ambiance, soit en terme d’énergie, qu’il ne crée pas ou plus d’émotion chez moi. Dans ce cas, je ne le publie pas, voire je le retravaille.
Mais je n’essaie pas à tout prix de faire un morceau dans « mon style ».

POUR EN SAVOIR PLUS

Retrouvez DAVID FL’Y sur toutes les plateformes de streaming et les réseaux sociaux :
👉 Accéder aux liens officiels de DAVID FL’Y

👉 Découvrez ou redécouvrez sa première interview LZMP ICI

Sa musique est disponible sur l’ensemble des plateformes musicales et figure également dans nos playlists « Let’s ZZEU Music Play ! »
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