Lien est l’un des artistes de notre communauté d’entraide. LZMP vous propose de mieux faire sa connaissance à travers cette interview. En seulement quelques années, Lien propose déjà une riche discographie.
Quelques points communs de ses morceaux ? La douceur, le sens de la mélodie, le soin apporté aux productions, des structures recherchées et des textes touchants. On peut d’ailleurs retrouver toutes les paroles (en anglais, traduites en français, et inversement) sur son compte Soundcloud. Dans plusieurs morceaux, Lien évoque avec sincérité les évolutions inquiétantes du Monde et face à elles, du refus, de la résistance, surtout lorsque ces dernières n’ont de sens ni notre bien-être personnel ni pour le bien commun. On trouve aussi souvent à travers sa musique une agréable envie de s’évader !
Prêt ? Alors, 3, 2, 1, Let’s Zzeu Music Play !
Si tu devais te présenter en quelques mots ?
Hello, mon nom d’artiste c’est « Lien » (prononcer Lienne si un jour vous me croisez dans la rue ! 🙂 )
Aucune origine asiatique mais une référence à un héros de SF de mon adolescence dans une série sympa («La compagnie des glaces»). Je suis auteur, compositeur et chanteur… ce qui semble un peu prétentieux dans la mesure où je ne vis pas de la musique. Et pourtant… la musique me fait vivre. Un ami m’a embarqué dans la création musicale à l’âge de 16 ans. J’ai tout de suite trouvé cela magique de composer, de faire émerger une partie de soi-même. J’étais au clavier et au chant et il était à la guitare. On composait à deux. On a joué quelque fois en public avec un batteur et un bassiste, puis à la fin des études, il est parti vivre aux US et je me suis marié. Après une pause et 2 enfants formidables, je me suis remis à la musique en solo cette fois. La technologie avait évolué et je suis devenu accro à Cubase, mais sans guitare VST suffisamment réaliste, je ne me retrouvais pas entièrement dans ce que je produisais. Encore une pause de 10 ans et à nouveau je replonge à 40 ans, mais cette fois pour m’y installer avec plus de rigueur, et là je dispose enfin des outils qui me permettent de produire quelque chose de qualitatif et surtout je progresse à pas de géant dans le mixage grâce à… « Etienne Tremblay DE la machine à mixer ! ». J’ai maintenant 55 ans et depuis 6 ans j’ose distribuer ma musique.
J’alterne français et anglais dans mes chansons qui sont des love songs parfois intimes (« When living is so real », « L’avenir en blanc », « This love unreal », « Au bord de l’oubli »….) , des allégories poétiques (« Seul sur mars », « The puppet », « Au mont Ararat », « Moonless », « Leave ! »….), des thèmes comme l’écologie (« We can’t say goodbye », «All the signals stopped »…) , les nano plastiques (« Plastic age »), la violence faite au femmes («Etre humain »), le trumpisme (« Le bienfaiteur », « Psychopaths »), l’IA (« GenIA(L) ! », « Le Tyran »….), la guerre en Ukraine (« A quel moment on dit stop ? », « Je prends les armes », « Be my home »), les téléphones portables ! (« L’hypnose ») …. Tout ceci dans un style ballade, rock progressif/alternatif/epic. J’adore mettre des outros dans mes chansons car la structure couplet / refrain m’ennuie rapidement. Je dis ce que je pense dans mes chansons, même si dans la vie je suis aussi passionné mais moins tranché.

Quelles sont tes influences majeures ?
J’en ai déjà publié plein sur le serveur discord de LZMP 😉
Des idoles : Peter Gabriel, Kate Bush, Genesis.
Des références : Pink Floyd, Queen, Talk Talk, Alan Parsons Project, Led Zep.
Mais je puise aussi mon inspiration dans des chanteurs plus récents comme Aurora, Sigrid, Ben Platt, Bon Iver, Phoenix, Martha Bean, Labrynth et pleins d’inconnus trouvés sous Soundcloud.
Enfin la musique classique (Wagner, Beethoven… je crois que les cors français que je mets souvent ça vient de là) et… Juan Luis Guerra que ma femme d’origine portugaise m’a fait découvrir avec l’univers Latin. Ce mec est un monument. J’adore aussi cette joie latine couplée au Fado de Mariza ou à la poésie d’Antonio Zambujo. Bref : un beau mélange que je digère, synthétise et restitue inconsciemment avec ma propre signature.

Quelle est la chose dont tu es le plus fier ?
Mais créer tout simplement ! Je suis fier de chaque morceau que je publie J’ai un métier dans l’informatique dans lequel je trouve du sens mais je sais que ce n’est rien par rapport à la musique. A la fin de ma vie, je sais déjà que je serai avant tout fier de ma famille et de la musique que j’aurai créée. Je suis fier d’avoir toujours cette envie, cette soif de créer LE morceau. On pense toujours que c’est le dernier (à force de l’écouter et de le peaufiner en boucle) mais non, il est là, il arrive, il mijote lentement dans notre subconscient avant de s’exprimer. Ca me procure vraiment un bonheur incroyable. Je dis souvent que mon modèle de carrière, c’est Kate Bush : 1 concert seulement et puis elle s’est consacré à sa famille et à la pure création chez elle tranquille, comme elle l’entendait. Cette époque est terminée. Etre musicien et en vivre est devenu très difficile. Je suis très heureux de pouvoir considérer la musique comme un pur plaisir et pas comme mon métier.
As-tu un conseil à donner aux artistes qui débutent ?
Ainsi parlait Zarathoustra… ou Asimov je ne sais plus : Voici mes 3 lois pour des non pros de la musique :
- Du plaisir, tu prendras :
Faire de la musique cela doit rester un plaisir avant tout. Déjà qu’on ne gagne pas vraiment d’argent, ce serait un comble que ce ne soit pas fun. Par exemple, je pense que faire de la musique avec Suno en un clic et un prompt n’apportera aucun plaisir sauf à quelqu’un qui veut illustrer son site web musicalement rapidement et sans payer de droit d’auteur… ou un obsédé du clic - Curieux et persévérant, tu seras :
Sauf si cela contrevient fortement à la première loi (dans ce cas peut être que faire de la musique, c’est pas ton truc en fait !). Découvrir ne serait-ce que les techniques de mix m’ont pris quelques années. La théorie musicale, le rythme : idem. On peut apprendre tous les jours sur la musique et découvrir de nouvelles terres inexplorées. Cela fait partie de l’aventure. Tourner en rond dans sa zone de confort va rapidement devenir ennuyeux pour soi et pour les autres. - Ton cul, tu bougeras :
Indépendamment des deux premières lois 🙂
Terminer des morceaux et les diffuser, ce n’est que comme cela qu’on progresse. Au-delà de la théorie, il faut mettre en pratique et tester le résultat auprès d’un auditoire. J’ai connu des amis incapables de sortir une chanson malgré des années de solfège, paralysés par l’idée que ce ne serait jamais à la hauteur des maîtres qu’ils ont appris… Mais on a tous quelque chose à dire, à partager… sauf les IA justement. Ca plaira ou pas, mais ça fait du bien quand ça sort et c’est seulement à ce moment-là qu’on peut, plus objectivement, commencer à prendre du recul par rapport à son ‘œuvre’, éventuellement la corriger et, soit se dire qu’on fera mieux la prochaine fois, soit continuer de la trouver super : un peu de narcissisme c’est aussi bon pour le moral.

POUR EN SAVOIR PLUS
Vous pouvez retrouver Lien :
- sur le Discord francophone de LZMP : https://discord.gg/tB3SdbEykd
- sur Soundcloud : https://soundcloud.com/lien-thag
- sur Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCjoerMpiMmIznIR34l4t5Rg
- sur Deezer : https://www.deezer.com/fr/artist/86523352
- sur Apple Music : https://music.apple.com/fr/artist/lien/1492167685
- sur Spotify : https://open.spotify.com/intl-fr/artist/03gCSDYLjh5Sow0nAnmy3j
- et sur les playlists de « Let’s ZZEU music play ! » : Retrouvez toutes nos playlists ici en multiplateforme


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